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vendredi 9 janvier 2015

Liberté d'expression

Throw up réalisé carrefour Adlieh, 9/01/2015

lundi 5 janvier 2015

Graffiti libanais

A mon arrivée au Liban, j'avais la ferme intention de découvrir le monde du graffiti local, ayant moi même taggé (maladroitement) Paris pendant un bon tiers de ma vie. Au bout de quelques mois j'ai eu la chance de faire la connaissance -par le billet des rédactions pour lesquelles j'écrivais- d'une majorité des acteurs de l'art de rue local, qui se sont révélés être d'une remarquable humilité, et ont finis par me convaincre de me joindre à eux. Un an plus tard, mon apprentissage n'en est qu'à ses débuts, mais les murs de la ville se couvrent de peintures, et l'année 2015 s'annonce comme la plus productive de la jeune histoire du graffiti libanais. Phat 2, EpS, Barok, Kabrit, Wyte, Moe, Exist, Spaz et d'autres sont partis pour changer le visage de Beyrouth, et j'ai bien l'intention de participer.

jeudi 5 juin 2014

Accalmie et graffiti (mars 2014)

Le mois de mars passe a une vitesse effrayante. Très peu d'attentats, aucun dans Beyrouth. L'arrivée des beaux jours et une relative accalmie sécuritaire pousse les gens à sortir, les concerts et les événements culturels en plein air se multiplient. A l'entrée des centres commerciaux, les jeunes et les moins jeunes déposent machinalement leurs sacs et le contenu de leurs poches sur les tapis roulants situés a côté des portiques de sécurité, afin qu'ils soient scannés. La rapide palpation qui suit ne leur fait plus rien, et à moi non plus. Les checkpoints, les contrôles des services de renseignements lorsqu'on s'attarde plus de quelques secondes près d'un bâtiment sensible, les véhicules blindés qui s'installent ici ou là le temps de quelques semaines, tout ça est devenu normal. Ca ne plaît pas aux libanais, qui pour beaucoup ne supportent pas de devoir se plier à toutes ces contraintes et désespèrent de nous voir nous y accoutumer sans trop broncher.